L’EVEIL

L’éveil serait une sorte de passage, de requalification de ce que nous croyions être. La grâce est l’énergie de vie et d’amour que nous redécouvrons. Appelons cela le « rayonnement », tant l’énergie semble irradier de l’Être. Ici, il n’y a plus rien à visualiser ou à pratiquer, c’est comme un amour ou une joie inconditionnelle qui émane de l’Être et qui met en extase. Plus nous donnons et plus nous recevons. Il suffit de s’abandonner à l’être, au « je Suis » qui nous porte. Plus nous recevons et plus nous donnons…Il s’avère que ce n’est pas notre esprit, que nous ne somme pas notre pensée, mais la Présence simple et spontanée qui précède toute manifestation.
Ce que l’on nomme « éveil », c’est la vérité de la Nature Originelle qui nous rejoint. C’est l’expérimentation directe de la « Présence Vive » que nous sommes, déjà donnée, déjà présente à notre naissance.
Celui qui cherche est « Celui » qu’il nous faut rencontrer…
S’éveiller c’est comprendre notre Nature véritable, c’est réaliser « Celui ou celle que l’on est » avant tout, originellement et dont jamais nous n’avons été séparés. Nous y sommes constamment, indépendamment de notre volonté et des situations diverses que nous vivons.
S’éveiller ne signifie pas seulement atteindre un état de conscience supérieur, mais c’est d’abord recevoir et connaître l’ouverture naturelle qui sous-tend toute conscience. C’est rencontrer en nous l’éclat spontané du bonheur parfait derrière lequel nous courrons, comme après une ombre fugace et inaccessible, malgré nos innombrables entreprises pour l’obtenir par une saisie.
L’éveil est le passage de ce que nous croyons être, à ce que nous sommes véritablement. C’est une totale démystification, le renversement du règne illégitime de ce que nous croyons être la conscience, détrôné par une vue directe et spontanée qui s’actualise indépendamment des constructions du mental.
Parler « d’atteindre » l’éveil n’a pas presque pas de sens. Ce qui caractérise et l’atteste, c’est l’épuisement total de toute notion de voie et de cheminement qu’il provoque, ainsi que l’effondrement de l’idée de « devenir » et de distance. En fait, il n’y a rien à rejoindre qui ne soit déjà là. Si nous sommes pleinement d’accord pour être ici, au cœur de l’instant présent, nous pouvons réaliser que, naturellement, nous reposons dans l’éveil et qu’il n’y a aucune distinction entre lui et nous.

Notre pauvreté c’est de ne pas connaître notre richesse.

Pour étoffer ces dires, Il existe de très nombreux témoignage, d’éveil dont voici l’un d’eux :
Le Veilleur Silencieux
Serge Pastor
Proche de l’enseignement de J. Krisnamurti, Serge Pastor est enseignant et rééducateur en psychopédagogie auprès d’une population d’enfants et d’adolescents en difficulté. Son expérience, il la raconte par l’expérience de la rencontre avec ce qu’il nomme le Veilleur Silencieux.
Ma rencontre avec le Veilleur Silencieux s’est produite un soir de printemps. A l’arrière -plan de l’agitation et du jacassement mental incessant de l’Ego, se tient, calme et immobile, le Veilleur Silencieux. Je ne l’attendais pas. Je ne Le connaissais pas. Je n’en avais même jamais entendu parler, ni dans mes lectures, ni dans mes rencontres Pourtant, au soir de ce 21 avril 2001, alors que j’étais assis sur un rocher, dans une petite crique au bord de la Mer Méditerranée, face à la splendeur irisée d’un coucher de soleil dont les derniers rayons caressaient et réchauffaient tout mon corps, Il est venu à moi, sans prévenir.
Alors même que j’observais avec joie les perles dorées de lumière scintillante qui retombaient à chaque fracas de vague sur les parois rocheuses, Il a surgi de l’intérieur, à la manière d’un souffle bienfaisant et aimant de feu et de glace, balayant tout sur son passage telle une lame déferlant sur le frêle esquif de ma personnalité littéralement mise devant le fait accompli. Instantanément, une paix mêlée d’un profond sentiment chaleureux d’amour pour toute la création, envahit tout mon être. J’étais un et en même temps multiple. J’étais le corps, le rocher, la mer, le soleil, le ciel, la terre. J’étais un avec ces rares voiliers qui rentraient au port, avec ces mouettes au loin, ces personnes qui se hâtaient de rentrer en marchant le long du sentier du littoral. L’intérieur et l’extérieur ne formaient qu’un tout sans aucune frontière, aucune séparation.
J’étais à la fois l’observateur et la chose observée, sans mot, sans forme -pensée ou idée pour tenter de traduire quoi que ce soit. En cet état, aucun conflit, aucun choix, aucune attente ne me perturbaient. Une quiétude infinie m’envahissait. Une présence une et totale à la vie.
Une sérénité indéfectible, éternelle, coexistait à l’intérieur et à l’extérieur de moi, et semblait me traverser.
L’Ego encapsulé de chair, gainé et enserré dans ce corps séparé qui déambulait il y a quelques minutes au bord de la plage, avait purement et simplement disparu. La respiration de mon corps épousait le mouvement de la vie. Elle était lente et s’emplissait, se nourrissait d’elle -même, un peu comme si je me respirais à moi-même, sans intérieur ni extérieur à combler, sans espace -temps à remplir.
Dans cet ici et maintenant, j’étais le monde. […] J’étais un être neuf, celui que j’avais toujours été et que j’ignorais totalement jusqu’à ce 21 avril. Le Silence était là, tout simplement, et “je” n’étais plus une entité à part entière. “Je” était le monde, ce que j’avais toujours été.
Le “moi”, avait baissé la garde et, ne le nourrissant plus, il se mourait à lui-même. Un processus de vie et de mort instantanées s’opéra alors à l’intérieur de moi, un peu comme si une “liquidation” de mes vieilles peaux était engagée.
Durant ce processus de transformation, je vis, tel un spectateur aimant et joyeux, “l’ancien moi” résister et ne voulant pas se vider de sa substance. Avec la plus grande simplicité qui soit, je renonçai à son pouvoir, à son autorité d’autrefois, à son lot de mesquineries, à tous ses faux semblants.
Sa fausseté m’apparut avec lucidité. Un sens intérieur prit naissance. Le Veilleur Silencieux que je ressentais comme non-langage, non-verbal, non-formel, “parlait” en moi, à travers tout mon être. […]
Le Veilleur Silencieux a surgi comme la brise du matin caresse le visage de l’enfant lorsqu’il ouvre la fenêtre de sa chambre et de son cœur. Il est resté présent durant plus d’un mois. […]
Chaque matin, entre 3 h et 6 h, le Veilleur Silencieux émergeait instantanément et avec bienveillance de mon être intérieur, suite à tout questionnement que je me posais. A chaque contact, le lien fut limpide, authentique, pur, sans aucune équivoque possible.

Je ne prétendrais pas ce soir apporter de nouvelles recettes.
Mais dire simplement qu’il est possible d’accéder à ces sphères particulières de consciences, à l’occidentale et ce, même lorsqu’on est totalement profane. Il s’agit de ces états particuliers obtenus à l’aide de techniques très anciennes avec une certaine résonance orientale. Ces pratiques fleurissent depuis quelques années en occident, révélant les possibilités cachées au cœur de l’être.
Il s’agit de yoga, de sophrologie, de méditation transcendantale. La plupart de ces techniques passent par la relaxation, et la maîtrise de la respiration. Elles favorisent une montée de la Kundalini. Parfois cette expérience peut être sauvage sans recours à aucune pratique particulière. Notamment dans le cas de NDE, ou après un choc émotionnel.
Pour ce qui est de ces pratiques intenses, la prudence est recommandée, car elles peuvent parfois provoquer des dégâts psychiques importants chez certains sujets fragiles. Elles peuvent même parfois engendrer l’idée de suicide et voir jusqu’à l’occasionner. Par contre, dans le cas de résultats positifs, consécutifs à l’utilisation de ces méthodes, une initiation préalable, quelle qu’elle soit, offre des repères essentiels et salutaires. Que ce soit celle des bouddhistes, des roses croix, de la franc maçonnerie, ou même celle des églises. De nombreux hommes d’église figurent parmi les alchimistes de grand renon. La rencontre avec notre guide intérieur peut ne pas être nommé ou bien recevoir les différents noms que nous connaissons tel que « Christ, bouddha, Krisna » etc.… Sans écarter les conseils éventuels des maîtres, la « gouroutisation » à l’occidentale est à mon avis inacceptable. Le seul reconnaissable est celui qui siège au cœur de l’être, tout au fond de chacun de nous, au fond « du soi ».

L’étude de la symbolique se révèle indispensable, en nous servant de ce qu’il y a à l’intérieure de notre être pour révéler le réel caché. Voir entre autre les travaux de C G Jung. Cela sans pour autant employer des artifices tels que l’alcool ou bien la drogue. Les séquelles – car il y en a aussi – à l’opposé de ces artifices, sont différentes et positives.
A l’ère de ce nouveau siècle, la radioactivité humaine, le magnétisme, l’électricité des corps vivants et l’étude de nos propres vibrations n’en sont qu’à leurs balbutiements. Pourtant nos ancêtres s’en servaient depuis fort longtemps. Pour s’en rendre compte, il suffit de se pencher sur les civilisations de l’Égypte antique, des Indes ou du Tibet. Plus près de nous, des milliers d’ouvrages ont paru sur ces sujets tabous. Le magnétisme, la clair audience, la clairvoyance, font parti de l’acquisition des nouvelles possibilités offerte grâce à l’éveil. Mais la superstition a entretenu la peur de ces phénomènes. Ils passent souvent pour des manifestations mystérieuses ou de sorcellerie. En bref tout ce qui est étiqueté « paranormal » Les fantômes de l’inquisition rôdent encore parmi nous. Certaines émissions télévisées contribuent activement à entretenir une fin de non-recevoir, en dépréciant les travaux de recherches de gens sincères. La diffusion de reportages sur des pratiques douteuses de charlatans permet de maintenir l’incrédulité. Ainsi l’on assiste à un combat acharné entre les partisans des ces recherches et les esprits par trop rationnels, comme par hasard aux heures de grande écoute. En règle générale à tout ce qui touche de près aux sciences dites occultes.
Au sortir des universités, la société peut dormir tranquille ! Il n’existe aucune discipline officielle gouvernementale dans ces domaines.
Les études scientifiques forment la société de demain à une telle logique rationnelle, qu’il est très difficile d’en réchapper. Les sciences de l’esprit furent, depuis toujours, réservées aux prêtres. On peut y retrouver l’origine de la guerre entre l’église et la maçonnerie. Les dogmes ont empêché le petit peuple de regarder trop loin !
Mais pourtant peu à peu, cela est en train de changer. Grâce au travail des partisans de ces idées, et à la télévision aussi, il est diffusé des kyrielles de dessins animés. –, des films fantastiques ou autres séries mystères, basés sur tous ces phénomènes… Certains grands films de Walt Disney sont plein de symbolisme. Presque tous les comtes et les légendes sont imprégnés de l’esprit de l’initiation. Les feuilletons sur les sorcières ou les fées sont multiples. Ainsi tout le monde est satisfait et l’audimat augmente ostensiblement. Et puis, Il y a le cinéma, avec par exemple Harry Potter.
On peut dire au passage, qu’il y a, qu’il y aura toujours en trame de fond, dans ces histoires fantastiques, la lutte du bien contre le mal, de la lutte contre les dragons tapis dans l’ombre de notre être intérieur, Nous préparant peu à peu à la vraie grande lumière.
Certaines associations s’érigent en instituts de phénomènes paranormaux. Ils discréditent souvent leur propre cause en acceptant n’importe quels charlatans parmi leurs membres. Mais ils ont besoins de cotisations et le marché est plus que porteur.
Les salons d’exposition sur le sujet se multiplient. Le taux de fréquentation augmente. On y rencontre aussi des voyants (tes) sincères.
L’éveil, c’est l’ouverture de la « petite boîte » que tout un chacun possède à l’intérieur. C’est peut-être l’origine des expressions : « Il est fêlé ou il débloque ! » Non je crois indispensable de rectifier en disant « qu’il se débloque ! »

Il serait bon que nos écoles de psychanalyse et de psychothérapie posent un autre regard sur certains de leurs « soi-disant malades ». Bien que la législation s’améliore, il y a encore beaucoup trop d’internement arbitraire.
Il n’est pas rare de rencontrer des personnes à qui ce genre d’expérience arrive, brutalement, sans méthode ni initiation. En général elles refusent d’en parler à leurs proches. Un peu par pudeur, mais surtout, par crainte d’être taxés «d’anormaux » et se retrouver aliénés, traiter à l’aide de neuroleptiques.
On nous parle de « bouffée délirante » et malheureusement ça existe. Mais cela peut être confondu ! Les gens qui vivent ce genre d’expérience ont peur de cela. Mais aussi : tant que ce n’est pas intellectualisé et digéré, les mots ne peuvent exprimer ce qui est ressenti.
Qui s’aventure à lire C G. Jung, Freud ou Lacan hormis les professionnels ou les ésotéristes ? Pourtant c’est très accessible ! Que dire encore de tous ces ouvrages de vulgarisation qui se vendent très bien en supermarchés ?
Nous sommes probablement au seuil d’une grande mutation. Nous avons la chance et l’intelligence de nous en apercevoir. Nous avons la possibilité d’aider à cette mutation. Alors ne la ratons pas. Ce qui semble être pris pour la fin du monde n’est pas la fin du monde, mais peut-être bien la fin de ce monde.
S’il doit y avoir changement, la nature aura son mot à dire et ne laissera pas l’humanité s’autodétruire.
Mais sommes-nous prêt à recevoir ?
Si l’évolution va toujours dans le sens du projet de la nature, c’est pour avancer plus loin. Elle poursuit son œuvre avec pour élément essentiel qui est si simplement L’AMOUR.

G. Darmon.

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