SHANKARA

** Lire également l’article en correspondance sur la langue des oiseaux.

Georges Shankara (Longtemps mon pseudonyme).

 

 Lorsqu’on choisi un pseudonyme d’écriture on peut avoir recours à sa propre histoire.  II  fait nuit noire dans ce petit village endormi de « la Gaude ». (06610) Dehors, seul le coassement des crapauds et des grenouilles transperce l’air baigné de silence et de lumière de pleine lune.

Après une petite séance de yoga. Georges dans un demi-sommeil, continue de tourner les pages du livre d’art égyptien qu’il a acheté aujourd’hui. Les images défilent devant ses yeux fatigués. II est peut être trois heures de ce matin de décembre. De stèles en statues, les sujets se succèdent. Il n’arrive pas à fermer ce livre… Sa volonté petit à petit diminue, de minute en minute. Un temps d’arrêt sur une page … Une statuette du «  KA  » égyptien figure en bonne place. Soudain, Elle semble s’animer… Le texte de légende en dessous aussi… Les deux lettres «  K  » et «  A  » se sont superposées…

Vite un panier, un crayon : le dessin obtenu devient un quatre.

 La consultation du dictionnaire des symboles éclaircit ses idées : en savoir plus sur le « KA »- Ensuite son attention est attirée par le « RA » mais il semble que ce n’est plus Georges qui décide… Non, c’est le dictionnaire … Il n’en croit pas ses veux : même s’il veut voir autre chose, ça ne lui est pas possible. Le livre est ouvert à la page de  « A U M ».   »Toujours bien nasillard, le AUM » !… disait le prof de yoga. Avez-vous remarqué que les représentations de diables ont souvent les narines légèrement retroussées ?

AUM, KA, RA. Dans son esprit, trois énergies se sont assemblées. La loi des analogies semble fonctionner toute seule. Voici le quatre qu’est-ce que le nombre QUATRE … le CARRE… la CROIX ?…

Puis la formule magique de « ABRACADABRA » lue a l’envers comme pour…essayer : ARBADACARBA… Littéralement en arabe « QUATRE C’EST LE QUATRE » Arba, arabe, herbe, hébreux, verbe, mêmes racines.

 Viennent se greffer les mots : KARMA, AKACHA, ACCACIA, ARCANE, ARCA, CHAKRA. Les pages défilent toujours, les mots se succèdent et ne s’arrêtent que lorsqu’ils peuvent être mis en relation directe…

Ses yeux sont devenus incontrôlables et semblent dirigés de l’intérieur par une main invisible, seulement vers les articles que l’on veut lui faire lire.

Sur celui des lettres, Georges reçoit un premier message :  » Dessines toutes les lettres, dessines-les, tu verras »… A l’endroit, à l’envers, debout, couchées ou dans un miroir, les multiples directions des lettres, les multiples directions de « l’être » Seulement « S » pour différence : drôle de lettre.  Après une vertigineuse descente aux enfers, Georges pensait : est-ce que je dois mourir ? Non ! répondait « OMÉGA » [1]: tout n’est que symbole.

C’était complètement flou et fou… Mais le flou n’est-il pas plus réel que notre réalité ? II y eut beaucoup d’autres messages, des messages de paix et d’amour. Il se dit : « et si c’était vrai qu’on lui parlait » ? Et si l’on supprimait le négatif de l’être, et la dualité ? Et si tout ce qui « est » devenait complémentaire ? Mais qui pouvait le si bien connaître ? Mais, Qui émettait ? (Emeth en hébreux, signifie « la loi »). Il devait bien y avoir une explication à toutes ces manifestations particulières ? Peut-être mais, c’est une autre histoire.

Il lui fallait passer en revue d’abord les consonnes, puis les voyelles … « El » en hébreux, c’est « Dieu »… Al en arabe, ou Allah c’est la même chose. Contient le positif et le négatif,  ou le masculin et le féminin – donc la complémentarité, d’où la non dualité.

AUM…  Shanti, Shanti …AUMRAKA ressemble étrangement à « EUREKA ».

C’est sans doute après l’avoir prononcé, ce soir là, que Georges « est mort… » mais pour lui c’est probablement ce soir là que tout a commencé…

 Quelques semaines plus tard une grille est née ; formée par les lettres, toutes rassemblées comme un puzzle, elle semblait être une clef importante …

 Elle permettrait peut-être de comprendre la conception originelle du graphisme des lettres et de tous les alphabets mais en ramenant tout à la spiritualité. Pour l’instant, seul ce nom que lui a donné Georges « S A M O » semble important. …

 Il s’est imposé de lui même sans savoir alors pourquoi… ni connaître à ce moment là, l’existence des trois lettres matrices hébraïques de la kabbale hébraïque et définies, entre autre dans le Sépher Yétsira : Shine Aleph Mem, ni le nom de l’ile de Pythagore. Qu’est-ce-que le Soma ? Peut être un breuvage d’immortalité… qu’est ce qu’un Shaman ?

« SHEMA  Israël Adonaï Hehad » =  » Ecoute Israël, Dieu est Un » … Les premières lettres de cette traduction constituent l’anagramme de « DIEU«

 La relation de « écoute » = « Shema » (ou Asma en arabe) et du son primordiale : « AUM » est ainsi flagrante.

 Il est ici intéressant d’assembler SHAM à RAKA à la place de AUM… SHAMRAKA… ou bien pourquoi pas : « SHANKARA » ?

 C’est ce soir de décembre là, que Georges a fait connaissance avec la langue des oiseaux. Grâce à elle, toutes sortes d’analogies sorties du fond de la « terre » se sont superposées. En voici quelques unes qui peuvent peut-être vous intéresser : Faire des RAKA en arabe c’est réciter des versets du Coran ; se prononce K-RAN. Bizarre : N’KRA veut dire « je lis ». Dans la bible, le Christ dit : « Tu ne prononceras pas des RAKA, sous peine de errer dans la Géhenne… » On croirait presque du racisme, non ?

 Est-ce le fait du hasard, si le titre de l’or ou le poids des pierres précieuses est exprimé en carats ? En réfléchissant à tous les mots qui contiennent KARA ou cara, c’est édifiant ! KARA en sanscrit désigne « ce qui fait, qui produit, qui cause ». La seconde signification est « un rayon de lumière, ce qui scintille, ce qui brille »… C’est aussi un des noms du cristal. Il veut dire aussi « caractère » dans le sens de « lettre » AHAMKARA peut être traduit par « égoïté », voir « égoïsme ». Faut-il tuer le monstre marin MAKARA à l’origine du mot SMARAKATA devenu ESMARÀKT puis SMARAGDA, ESHERALDA. C’est là que l’on chercherait peut-être le cristal d’émeraude dans lequel serait taillé le Graal (le G et le K peuvent permuter) ainsi on peut lire « KRA AL »… kh(r)al avec un h guttural, signifie « noir »  en arabe. Nkrah, Tkrah se traduit :  je lis, tu lis etc.

 La coupe à l’horizontale de la partie haute du CRÂNE le contiendrait-elle ?

 L’anagramme d’ « Émeraude »est « Eau de mer ». Les trois autres éléments de la table d’Hermès « coulent » sous le sens. L’émeraude se cristallise en système hexagonal. Georges n’a certainement rien découvert dans sa baignoire en disant « EUREKA », mais a disparu dans les profondeurs de l’océan de son inconscient, dans les eaux primordiales, il est retourné dans les eaux de la « mère »… Le SAMSARA (cycle des vies) se poursuit…

 La mère, se dit  » MATRKA » en sanscrit, le fils. Ce « dernier » était sensé naître le 24 décembre. C’était justement le soir du 24 décembre de cette année là…

 On dit « CHRISTMAS » en anglais, l’anagramme de « SAMSCRIT » : La langue ? Le verbe ? Le fils ? Le père ? La Mère ? Le Saint Esprit ? La fête de la lumière ?

 Oui mais, tout ça n’était-ce pas que le produit de son mental ! Cela ne pouvait ne concerner  que lui !… Non, ça ne semblait pas mental, c’était « tout autre chose »… Et au delà de ces pensées qu’y avait-t-il ?

 Mais qui est Krisna. Christ, Shiva, Bouddha, ou Mahomet et bien d’autres encore ?…

 AAAAAAUUUUUUMMMMMM… AAAAAAAUUUUUUMMMMMM…

 AAAAAAAAUUUUUUMMMMMM…
Shanti…   Shanti…   Shanti…

 Le KARANA en sanscrit signifie le but essentiel, le sens primordial, et le KARANA SHARIRA, le corps transe-personnel ou corps universel de l’homme. En indes, son accès, son éveil conscient ne peut-être envisagé que par des moyens vibratoires qui ne sont autres que des mantras…. Ailleurs, les prières… peuvent faire la même chose. Méditation, concentration, respirations…

 C’est à partir de KARANA SHARIRA que l’âme peut entrer en relation avec d’autres âmes.

 Pour saisir l’essence du mantra, il faut le situer aussi par rapport aux phonèmes. Mais écoutons plutôt ce que nous disent les textes hindous : « Tous les mantras tiennent des phonèmes, oui mais ceux-ci, o ma chère, tiennent de SHAKTI, l’Energie. Or l’énergie, il faut savoir que c’est « Mâtrkâ la « mère », et celle-ci, il faut savoir qu’elle tient de SHIVA « Dieu des transformations ». Lorsque Shiva et Shakti se marient, c’est une étreinte de pures vibrations. Serait-ce la clef du rapport mantra-phonème ? Leur relation tombe sous le sens, mais comment voir que ceux-ci, à leur tour, tiennent de Shiva ‘? Le mantra est plus que des phonèmes : il est aussi un état de conscience. Le roi Brahma créa 72 lettres d’écriture et les avala. Les deux lettres « A » et « U » tombèrent des deux coins de sa bouche sur la terre, c’est pourquoi on les vénère et on les considère comme les sons « rois ». 72 lettres, 72 anges, 72 tribus.

AKSARA ou la syllabe sacrée est AUM… AUMKARA ou PRAVNA AUMKARA c’est la vibration sonore spirituelle par excellence. Il est dit dans Le Srimad Bhâgavata qu’elle représente la vérité absolue « SRI KRSHNA » elle est contenue dans le mantra principal « ARE KRSHNA AUMKARA ». C’est la méditation sur le caractère de Aum en sanscrit.

 Écoutons maintenant parmi les hommes qui se sont distingués ce que nous dit Râmâna Maharchi dans la continuité de la tradition primordiale de l’Inde et dans la méditation conjointe avec « SHANKARA ACHARIA et DAKSHINAMURTI » :

« C’est environ six semaines avant mon départ définitif de Madura qu’intervient dans ma vie un grand changement… II fut tout-à-fait soudain.

 J’étais seul dans une pièce au premier étage dans la maison de mon oncle. Je n’avais été que rarement malade, et ce jour-là ma santé était excellente ; mais une soudaine et violente peur de la mort m’étreignit.

Rien dans mon état ne la justifiait, et je n’essayais ni de la justifier ni d’en chercher la raison. Je me contentais de l’éprouver en me disant : « je vais mourir. » Et je me demandais que faire. Il ne me vint pas à l’idée de consulter un médecin ou mes croches ou mes amis. Je sentis qu’il me fallait résoudre le problème moi-même, et à l’instant même. Le choc causé par la peur de la mort me poussa à l’intériorisation et je me dis mentalement, sans formuler de paroles : « Maintenant que la mort est là, que signifie-t-elle ? Qu’est-ce que mourir ? C’est ce corps-là qui meurt. » Et aussitôt je dramatisais le fait de la mort. J’étais couché les membres allongés et raides comme à l’état cadavérique, mimant les effets de la mort pour donner à mon enquête une réalité plus grande. Je retenais ma respiration, et serrais les lèvres pour qu’aucun son ne pût s’en échapper, m’empêchant de prononcer le mot « je » ou tout autre mot. « Eh bien ! Me disais-je, ce corps est mort. On l’emportera complètement rigide au lieu de sa crémation ou SAMSKARANA où il sera réduit en cendres. Mais suis-je ce corps ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine forme de ma personnalité et j’entends même la voix du « je » profondément en moi. Je suis donc l’esprit qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l’esprit transcendant ce corps, ne peut être touché par la mort. Ce qui veut dire que le « je » serait l’Esprit immortel ? Ces pensées n’étaient pas tristes et sombres. Elles jaillissaient en moi, telle une éclatante vérité que je percevais directement, pratiquement sans l’intervention du processus mental. Le « je » était donc présent, et toute l’activité consciente liée à mon corps était centrée sur ce « je ». Depuis cet instant et dorénavant, le « je » ou le « soi » concentra l’attention sur lui-même, par l’effet d’une puissante fascination. La crainte de la mort s’était évanouie, et pour toujours. Depuis l’absorption dans le « soi » se poursuivit sans interruption… Après ce petit voyage autour de la mort, il parait opportun de parler de celui de la naissance, mais pas de n’importe laquelle. C’est à la fin du VIIème siècle. Nous voici tout prés du Bengale, Dans un petit village de l’actuel Kerala, à Kaladi. (« Gauda » en sanscrit, Tiens, comme la Gaude ! God ? : Good ! Quelle joie ! Retour au point de départ pour Georges ? )

 Shiva gourou fut persuadé par ses parents de renoncer aux vœux d’une vie d’ascète. Ils lui choisirent une épouse dans un domaine brahmanique correspondant au rang de celui dont il était issu. Partagé entre le Vishnouisme et le Shivaïsme, malgré une vie rythmée par la stricte et fidèle observance des rituels, malgré les jeûnes fréquents qu’ils s’imposaient et les offrandes, les dieux semblaient ne cas vouloir favoriser cette maison. Ils n’avaient pas de descendance. C’est surtout le fils qui accomplit les rites funéraires et sacrificiels après la mort des parents et ceci est considéré comme essentiel en Inde.

Au bout d’un certain nombre de visites au temple de Shiva, une nuit le seigneur Shiva leur apparut en rêve et leur laissa le choix de ses faveurs : Ou bien un grand nombre d’enfants médiocrement intelligents mais tous assurés d’une longue vie, ou bien un fils qui ne vivrait que quelques temps, mais qui serait la gloire de leur maison, de leur communauté, de l’Inde et du monde

Après s’être raconté leur rêve. Ils demandèrent au Dieu de les éclairer. Shiva leur fit savoir qu’il s’incarnerait LUI-MÊME dans ce fils, et qu’ils n’avaient plus qu’à retourner dans leur village. L’enfant naquit, les savants astrologues déclarèrent que tous les astres étaient favorables. Au onzième jour après les rituels de purifications (ou Samskara) utilisés surtout pour la naissance, le mariage, ou la mort, Le prénom de Shankara qui signifie : « celui qui fait l’apaisement » fut donné à l’enfant. Shankara, dès son plus jeune âge prit la robe de moine et fut ainsi le grand commentateur des textes fondamentaux du védanta, reposant sur la triple révélation canonique qui forme précisément le Prasthâna-traya : les dix grands Upanisads, les Brahamasùtras et la Bagavad Gita. Il fut également l’auteur de multiples hymnes ainsi que de nombreux traités de sagesse. Cette œuvre abondante cherche à toucher dans sa diversité, à  convaincre en s’adaptant ainsi aux différentes natures et capacité des êtres.

Douze siècles après Siddhartha en maints endroits, il fit reculer davantage le Bouddhisme alors décadent. Il lui revient surtout l’honneur d’avoir mis au point, à partir d’une interprétation des Upanisads, la fameuse doctrine de la « non-dualité absolu » (ou Advaïta) selon laquelle seule existerait la réalité suprême et homogène (le Brahmane) qui transcende le monde des apparences, ainsi qu’une méthode permettant à chacun d’accéder par l’ascèse, en éliminant tous les préjugés et fausses identifications, à l’état de pure conscience où le soi individuel se résorbe dans la réalité infinie. La fonction de Shankara Acharia est celle d’un « porte parole » de la tradition, nous pouvons même dire « Du » porte parole de la tradition.

Mais qui est Krishna, Christ, SHIVA, Bouddha, Mahomet ou SHANKARA et d’autres encore ? Mais tout le monde !….

[1] Oméga fut un terme qui s’imposa à son esprit. Une définition de ce mot figure dans un petit lexique de Teilhard de Chardin par Claude Cuénot aux éditions du seuil -1963 – lu bien plus tard : 1) « Centre défini par la concentration ultime sur elle-même de la Noosphère. Point de convergence naturel de l’humanité et par là même du cosmos tout entier. Terme de la maturation sociale et spirituelle de la terre. Sujet total trans-humain dont la réalisation se poursuit à travers les vicissitudes de la terre ». 2) « Dieu, fin et consommation de l’univers, et plus spécialement le Christ ressuscité, qui se révèlera à la parousie comme le sommet des âmes arcboutées dans la communion finale. Omégalisation : geste spécifique de subir et de promouvoir en soi et autour de soi, par toute la profondeur du réel l’unification (et donc la prise de conscience) de l’univers sur son sens profond. Omégaliser : centrer autour d’Oméga, pénétrer de l’influence d’Oméga« .

 [2] Il vécu jusqu’à l’âge de 33 ans !

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