LE PARANORMAL

Définition : Le paranormal  ou le surnaturel est un terme utilisé pour qualifier un ensemble de phénomènes, hypothétiques dont les causes sont extrêmement difficile à déterminer par les lois scientifiques établies, ou  qui relèveraient de forces naturelles inconnues. Le préfixe para désignant quelque chose qui est en marge de… mais aussi caché, occulté… D’où les sciences dites occultes

C’est un gigantesque casier dans lequel  sont rangés, les miracles, les pratiques magiques – blanches pour la « science ou maitrise des énergies», ou magie noire pour la sorcellerie,  les manifestations de fantômes, d’apparitions, ou bruits étranges, les dons particuliers de certaines personnes : tel que la clairvoyance, ou claire audience, la télépathie, télékinésie, médiumnité, prémonitions, sorties hors du corps, NDE sans compter le vaste dossier des OVNI.

Souvent confondu, le mot ésotérisme est en fait la recherche de vérités cachées derrière toutes ces désignations. les sociétés initiatiques , s’y emploient et notamment la Franc Maçonnerie

Il y a des millions de personnes sur la planète qui sont prêtes à jurer sur leur vie qu’ils ont vécus ou assistés à de telles manifestations, et le phénomène est tellement important que des scientifiques très sérieux, des chercheurs universitaires, des unités spécialisées de gendarmerie se penchent sur ces témoignages pour essayer de trier le vrai du faux, et le délire imaginaire de certains de la constatation de faits objectifs, même s’ils n’en n’ont pour le moment aucune explication plausible.

L’idée que le monde s’arrête à la seule perception que nous en avons  est à écarter…

D’abord, nous savons tous ici que notre cerveau est largement inexploité, et qu’il représente des possibilités infinies… Pourtant, certaines personnes  sont à même d’utiliser davantage de leurs capacités cérébrales.

En second lieu, il est nécessaire de parler de découvertes scientifiques modernes afin d’élargir la vision de l’univers que nous en avons d’ordinaire.

Nous sommes tous limités par notre construction biologique. Nos cellules sensorielles et notre enseignement cartésien pour la plupart nous limitent à une certaine idée de la matière. Sans compter que nos sens sont différent pour tout un chacun.

Mais les découvertes :

– d’Einstein sur la relativité établissait  que l’éther n’existait pas, et que le temps et l’espace sont relatifs,  sans compter l’invention de la physique quantique .

Bien des physiciens croient que la meilleure façon de décrire le monde de l’atome demeure le modèle mathématique, et qu’à travers les équations nous pouvons entrevoir la façon complexe dont le monde microscopique est ordonné. Mais un orage souffle sur la physique du vingtième siècle, faisant trembler ses fondations et jetant la confusion sur la nature même de ses concepts les plus ultimes.

Véritable révolution qui vient jeter un pavé dans la mare pourtant si tranquille de nos croyances acquises jusqu’alors, la physique quantique se révèle une théorie bouleversant tout ce qu’on croyait savoir au sujet du monde atomique.

La théorie quantique décrit un monde étrange, où l’on découvre que la matière qui constitue tout notre univers, et qui semble pourtant bien localisée dans l’espace est en fait « étendue » quelque part. Les repères comme ici et là-bas, qui sont si cohérents à notre échelle perdent toute signification dès qu’on franchit les limites du monde atomique.

La Fonction d’onde :

L’équation établie par Edwin Schrödinger en 1927, décrit les particules comme une fonction d’onde, une sorte de « fantôme » de la particule, en quelque sorte. Là où il y a un effondrement de la fonction d’onde, se trouve délimitée une zone de probabilité non nulle où l’on a des chances de trouver la particule. Vous avez deviné… la physique quantique est d’abord et avant tout une théorie probabiliste ; le concept de fonction d’onde n’a aucune équivalence dans le monde réel, ce n’est qu’un formalisme mathématique très pratique pour décrire le monde quantique.

– de David Böhm, physicien dont les travaux viennent appuyer ceux d’Einstein sur la physique quantique (Théorie de l’ordre implicite) et qui démontre que contrairement à ce que dit la physique Newtonienne, les électrons subissent à chaque instant des modifications dues à des variables cachées. Je vous renvoie à ce propos à un article très intéressant intitulé : «L’univers est-il une illusion?» dans lequel on explique que d’après les travaux de Böhm l’univers ne serait qu’un gigantesque hologramme et donc une illusion..:

le Dr Karl H. Pribram professeur à l’université Stanford, physiologiste du cerveau renommé, suggéra en 1969, que l’hologramme offrait un puissant modèle des processus cérébraux. «Les théories de Příbram et de David Böhm portent un regard neuf sur le monde: nos cerveaux construiraient une réalité « concrète » irréelle et la réalité objective n’existerait pas. Cette idée n’est certes pas nouvelle puisque depuis des siècles, les philosophes ont prêché que le monde matériel est une illusion -La Maya dans les philosophies de l’extrême orient-  tout comme l’est la perception de nous-mêmes en tant qu’êtres physiques dans un monde physique. C’est que la science est en train de prouver.»

Cette intuition résulta d’une analogie consistant à relier deux découvertes contemporaines interdisciplinaires :

d’une part la découverte, en physiologie, en 1963, par le prix Nobel de Médecine Sir John C. Eccles des micro champs d’Eccles, des milliers d’ondes électriques se propageant à courte distance localement autour de chacun des milliers de synapses de chacun des neurones constituant le cerveau ;

D’autre part, la découverte, en optique, en 1948, de l’holographie par le prix Nobel de physique Dennis Gabor. L’analogie consista alors à proposer la thèse selon laquelle ces milliards d’ondes du cerveau pourraient former des interférences puis des sortes d’hologrammes cérébraux pouvant, peut-être, servir de support biophysique aux processus de la pensée et de la mémoire. Rappelons que l’hologramme est un processus mathématique dont la portée n’est pas restreinte au seul domaine de l’optique.

En 1971, le Dr David Bohm conforta la théorie de Pribram et soumit la proposition d’une organisation holographique de l’univers. Pribram stipula que notre cerveau se comporte comme un hologramme et que la vraie réalité se trouve dans l’énergie que détectent nos sens et pas dans les objets que nous appelons réels. Pour lui, nos sens s’entendent pour créer l’illusion du monde qui nous entoure.

-Ruppert Shaldrake un auteur anglais biologiste) qui s’appuyant sur les découvertes précédentes a établi sa théorie sur les champs morphogénétique.  (Il a développé le concept de « résonance morphique », qui utilise la notion ancienne de « champ morphogénétique » dont l’existence avait été suggérée, dans les années 1920, par Hans Spemann, Alexander Gurwitsch et Paul Weiss. Ses recherches incluent des thèmes comme le développement et le comportement chez les animaux et les végétaux, la télépathie, les perceptions extra-sensorielles et la métaphysique.

Existe-t-il quelque chose au-delà de notre monde physique, visible, qui gouverne les créatures qui l’habitent? Si oui, qu’est-ce que c’est? Existe-t-il un grand principe ou sommes-nous dirigés par des pulsions aveugles, mécaniques de molécules inertes qui se combinent au hasard, etc.? La théorie de  la morphogénèse suggère qu’il existe un champ ou une structure spatiale qui est responsable du développement de la forme. Et si le champ morphogénétique existe et a une forme préexistante, s’il façonne l’organisme en développement, il y aurait alors équivalence causale où vous disposeriez de quelque chose qui possède déjà la complexité de forme appropriée et qui façonne l’organisme en développement » En clair les informations permettant la complexification de notre évolution seraient préexistantes adaptées et disponibles pour chaque espèce comme un énorme réservoir psychique…

– D’un auteur américaine et médium, physicienne de formation : Barbara Ann Brenan Après un début de carrière de chercheuse à la NASA, elle s’est orientée dans les années 1970 vers la spiritualité et a créé un enseignement de soins holistiques manuels. Elle a enrichi le domaine de la Santé holistique en vulgarisant dans ses livres une « voie nouvelle vers la guérison, l’unicité et l’épanouissement de la conscience » en s’appuyant notamment sur les travaux de Karl H. Příbram. Elle guérissait en imposant les mains et personne n’a pu contester les succès nombreux de ses pratiques.

Tous ces travaux, recherches et nouvelles théories viennent bousculer notre vision du monde.

Il y aussi les travaux d’Allan Kardec, fondateur du spiritisme. C’est Camille Flammarion qui prononce son éloge funèbre et affirme comme Kardec que «le spiritisme n’est pas une religion, mais une science…»

Allan Kardec disait en 1857 : «L’homme n’est pas seulement composé de matière, il y a en lui un principe pensant relié au corps physique qu’il quitte, comme on quitte un vêtement usagé, lorsque son incarnation présente est achevée. Une fois désincarnés, les morts peuvent communiquer avec les vivants, soit directement, soit par l’intermédiaire de médiums de manière visible ou invisible (Le livre des Esprits)»

Il y a aussi les travaux de Raymond Moody, précurseur dans l’étude des NDE (Near Death Expériences) dans lesquels il a pu démontrer que de cette expérience de mort apparente, certaines personnes ramenaient des récits d’une similitude troublante, quelques soient leur religion, leur origine, leur culture. Des enquêtes extrêmement poussées dans les services de réanimation du monde entier sont venus confirmer cette incroyable expérience humaine du voyage vers la mort.

Les détracteurs rationalistes expliquent qu’il s’agit d’une réponse du stress cérébral dû à la privation d’oxygène du cerveau qui ferait délirer et construire une histoire imaginaire. Dans ce cas, pourquoi l’imaginaire de tous les terriens serait le même ? D’autre part, comment le cerveau mesuré comme n’ayant plus aucune activité en aurait-il une quand même ?

Ce ne sont que très peu d’exemples… Nous sommes très loin de l’image de la sorcière et de son chaudron, de la diseuse de bonne aventure et des vampires de Buffy.

Nous vivons tous dans un univers qui souvent nous échappe et dans lequel les scientifiques les plus créatifs et les plus libres n’avancent qu’à petits pas. Le monde n’est pas ce qu’il semble être, pas plus que nous mêmes sommes exactement ce que nous croyons. Avec ce regard nous pouvons ouvrir notre esprit à la curiosité et à la tolérance en imaginant que, de nombreux phénomènes deviennent sinon scientifiquement démontrables, au moins, théoriquement admis comme possibles et donc, admissibles.

De même que notre psychisme se déforme et se modifie sous la pression de nos expériences émotionnelles intellectuelles spirituelles et sous l’influence des autres ; de même nous sommes physiquement également en permanente transformation. Les lois qui régissent nos atomes échappent au commun des mortels… Nous savons maintenant que la matière vivante ou non est agencée à la fois sur un mode ondulatoire et vibratoire et qu’il suffirait d’une infiniment petite modification de cet agencement pour que nous changions de nature…

Nous émettons des champs électriques et électromagnétiques qui vont modifier ceux des autres, nous subissons également les champs électromagnétiques de la matière qui nous entoure… Tout ceci conduit à des hypothèses infinies et à un possible sans limites….

Toutes ces découvertes qui auraient pris le nom de magie ou de sorcellerie, voire de délire, il y a quelques siècles nous emmènent vers à la fois une très grande humilité et l’immense et fascinant vertige d’un univers dont nous sommes une infinitésimale parcelle, qui est tout entier contenu en nous et dont nous ne pouvons même plus affirmer la réalité.  Cette réalité est la nôtre mais celle-ci n’est pas une réalité absolue

En conclusion, Nous devrions nous garder de mettre en doute, souvent de façon méprisante et facétieuse, les récits de personnes qui témoignent d’une expérience paranormale. Certains scientifiques devraient bien se garder de se croire supérieurs parce qu’ils sont persuadés de leur bon sens et de leur rationalité. Après tout ce sont peut-être ces personnes dans leur acceptation innocente d’une réalité autre qui sont dans le vrai.

Georges Darmon

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