LA LANGUE SACREE

 Cette dénomination de « langue sacrée » indique qu’elle diffère essentiellement des signes hiéroglyphiques, cunéiformes ou toutes les autres combinaisons syllabiques ou alphabétiques qui en dérivent. Elle ne sert jamais aux usages profanes, elle se comprend par l’esprit, par l’intuition et l’intelligence du cœur. Elle se manifeste sous forme de « signes appelés symboles », elle s’adresse à l’âme ce qui justifie son titre de sacré, était la science de ce qui relie la terre au ciel.
L’initié qui était parvenu à lire dans ses arcanes, possédait la science de la vie, de la mort et de la résurrection, les trois questions, de tout temps, préoccupé l’humanité et que l’on a résumées par : d’Où viens-tu ? Où es-tu ? Où vas-tu ?
Cette écriture se perd de plus en plus, nous ne sommes plus que 2% en France et guère plus au niveau planétaire, parce que ses éléments furent modifiés ou transformés au cours des âges, aussi parce que l’homme s’applique plus à la lettre qu’à l’esprit. L’écriture sacrée livre les secrets ineffables à ceux qui consciencieusement font un retour aux sources premières et, fouillant les tertres qui ont englouti les civilisations, redécouvrent les signes livrés par la science et la sagesse des premiers instructeurs et, les rapprochent à travers l’espace, reconstituent ce langage muet, cependant si riche et si évocateur, qui trouve sa structure dans le symbolisme, sous toutes ses formes concrètes.
Personne n’a jamais inventé le symbolisme, il est né avec l’homme, il est inhérent à sa psyché, il fait partie du domaine archétypal. C.G. Jung dira qu’il est constitué d’images primordiales, innées à l’esprit humain, ce qui lui donne son assise et sa résonance en l’âme de chacun. Bachelard, de son coté, écrira « qu’il résume l’expérience ancestrale de l’homme dans des circonstances qui ne sont pas particulières à un seul individu, mais qui s’imposent à tout être humain ». Cette qualité d’issir de l’inconscient collectif, lui confère sa portée universelle.
Les signes sacrés ne résident pas seulement, ainsi qu’on serait tenté de le croire, en inscriptions soit sur des monuments, soit sur des documents, comme celles auxquelles Apulée fait allusion au moment de l’initiation de Lucius, lorsque dans « l’Ane d’Or » il s’exprime ainsi : « Du fond du sanctuaire, l’hiérophante tire certains livres tracés en caractères inconnus et contenant en abrégé, les formules sacrées figurées, soit par des effigies d’animaux de toute nature, soit par des nœuds, des points, des points, des ronds tortueux et des liens recourbés comme des vrilles de la vigne, afin qu’elles ne pussent être lues par de curieux profanes. Puis de ce livre, il me détailla ce que j’avais à me procurer pour servir à l’initiation…. »
Les signes sacrés se manifestent dans l’architecture, la peinture, la sculpture, la poésie, par les objets eux-mêmes, leur forme, leur décoration et même la façon de les disposer sur tous objets, l’épopée complète et mystique de l’humanité.
Et cet écho de l’épopée humaine, répercuté au fond des sépultures, nous parvient directement de la construction des vivants où le choix des lignes, le rythme des proportions, l’harmonie de l’ensemble, chantent l’hymne « ad deum » qui pénètre l’âme des choses, par quoi le rappel objectif du feu, la stylisation du vent, l’image de l’eau ou la représentation de la terre, sont des moyens ontologiques d’évoquer la lumière du soleil avec sa force créatrice, le souffre de l’air et son équilibrante, la fluidité de l’eau et son pouvoir fertilisant, la fécondité de la terre et sa qualité germinative.
Tous ces éléments indispensables à la vie, toute la nature dans ses innombrables aspects, le Cosmos en ses alternances d’ombre et de lumière, tout ce qui est « en bas » réplique de qui est « en haut », les lois qui régissent l’ordonnance des choses, toute la création en un mot, est représentée, indiquée, suggérée, révélée dans l’agencement des constructions sacrées, dont le langage se lisait non seulement dans la disposition des temples ( R.A.Schwaller de Lubicz dans « Le Temple de l’Homme », mais dans les normes présidant à leur architecture, sur les tableaux qui les décoraient, et jusque dans les décorations et ornements les plus dissimulés.
Les signes géométriques les plus simples, sont justement ceux qui traduisent les idées les plus subtiles : un point suffit pour exprimer l’origine de la vie, un tréma, l’énergie conductrice, quelques spirales, la constitution de la lumière, la formation des corps, la loi de l’intelligence, quelques cercles, la mécanique céleste, le voyage des âmes au soleil et à la lune, la réincarnation, les transformations mystérieuses et l’harmonie des cieux.
Il n’entre pas dans ce plan de travail d’étudier en détails tous les éléments qui constituent cette langue secrète, mais nous pensons que le rappel de ses principes généraux, tels que les a reconstitués E.Soldi, ne sera pas inutile pour mieux faire comprendre la valeur ésotérique des colonnes.
La Langue Sacrée se manifeste sous quatre formes principales :
1. Par l’écriture, la peinture ou la gravure des signes.
2. Par la disposition et la décoration d’objets de tous genres ayant des rapports de forme ou rapports d’idées avec ces signes.
3. Par l’Architecture, c’est-à-dire par la construction des signes sous formes monumentale et par leur superposition rationnelle, suivant l’idée à exprimer.
4. Par l’Alchimie, soit la réalisation, à l’aide de l’imitation humaine ou naturelle.
Les images ou symboles viennent de transformations ou d’applications d’images réelles en images dérivées, le plus souvent mythiques.
Si nous étudions les divers éléments célestes créateurs et leurs formes simples : lumière, force, mouvement, eau, etc.. on les trouvera plus tard végétalisés sous forme d’arbres, de fleurs, puis sous forme animale, sous forme humaine et enfin sous forme monumentale, qui le plus souvent répétera le végétal.
La faculté de métamorphose des éléments primaires, généralement d’ordre cosmique est une difficultés qui apparait pour l’interprétation des signes secondaires ou dérivés. La méthode à employer est de considérer avant tout, la place occupée par le soleil, les images quelles qu’elles soient qui le remplace en sont les variantes. L’œil mystique, la pupille de Râ, se confondra avec le soleil et aura la même valeur de signe.
Nous ouvrirons ici une parenthèse pour citer un exemple : La Puissance Suprême dans le dogme égyptien, comme d’ailleurs dans toutes les conceptions religieuses, se trouvait répandre partout et le Soleil en était la source principale.
On sait que, comme l’Egypte, la Chaldée, l’Inde, la Chine, la Perce, le Pérou, le Mexique, etc… se présentaient « royaumes de soleil ». Au temps de la Renaissance, n’avons-nous pas vu un Empereur s’enorgueillir du fait que « le Soleil » ne se couchait jamais sur ses terres ?
Les monuments déclarent que ces nations reconnaissaient dans l’astre céleste « le cœur de l’organisme universel, dont les palpitations lancent autour de lui dans l’espace, les flots de la vitalité planétaire (d’après Théon de Smyrne).
Dans l’imagerie de tous les peuples, le Soleil est souvent représenté par l’imitation du disque céleste simple ou rayonnant, tel qui apparaît à notre œil ébloui. Ce disque simple, l’Egypte l’a sculpté sur tous les monuments : elle l’a souvent doré et même légèrement bombé pour accrocher la lumière à sa surface. Aussi se trouve-t-il reproduit sur les frontons et les corniches des temples et sur la tête des divinités solaires.
La seconde forme solaire est celle qui place un point au milieu de ce disque et sert dans le langage hiéroglyphique de déterminatif spécial du Soleil en tant que Râ¤, nom donné à la puissance suprême qui se manifeste par lui.
L’origine technique du point central, le compas et son appui pour tracer le cercle, ne laisse aucun doute. En cela, ce signe prend déjà un air de famille maçonnique et si nous avons choisi cet exemple, pris entre des milliers, c’est justement parce que ce hiéroglyphe du soleil ¤ qui est aussi adopté en Alchimie comme symbole de l’or, le métal arrivé à sa perfection représente la section en coupe horizontale de la colonne, qui nous le verrons plus loin, est un symbole spécifiquement solaire.
Signalons également une des plus simples et certainement des plus anciennes représentations du disque solaire en Egypte, celle qui assimile le cercle à point central, o un ŒIL céleste, à la pupille de Râ.
« Pour les anciens, dit également Soldi, la lumière ou la vie résidait principalement dans l’œil. Fermer les yeux, c’est produire l’obscurité, c’est-à-dire la mort ou la disparition de tout ce qui nous entoure, phénomène en relation avec l’apparition et la disparition du soleil. Puis les anciens avaient aussi remarqué que tout être peut voire son image reflétée dans la pupille d’un être vivant ; la mort seule, voile. Quand celle-ci arrive, la petite image disparaît. Cette petite image, que les Grecs nommaient l’âme, une fois envolée, on fermait les paupières du mort. L’enfant dans la prunelle de l’œil de Râ est souvent reproduit dans les inscriptions égyptiennes.
Le point lumineux est l’image de l’étincelle qui annonce le feu ou entoure les flammes. Dans les peintures égyptiennes, le point central de la pupille de Râ, est presque toujours indiqué en rouge, couleur du feu et le champ ou cercle qui l’entoure en jaune ou en or, couleur de la Lumière.
Nous soulignons à ce propos l’énorme contre-sens que commettent tous les décorateurs des Temples maçonnique, lorsqu’ils figurent sur le delta un œil humain. Que l’Église représente de cette façon anthropomorphe et puérile le regard inquisiteur de son Dieu sur les fidèles tremblants, c’est son affaire. Mais nous nous devons comprendre le symbole initiatiquement, et voir en lui la force vitale se répandant à travers toutes les galaxies, le circulus odique qui entoure le monde et que les anciens représentaient par l’œil mystique, l’œil de Râ, dont une seule larme se détachant produit la crue fécondante du Nil.
Partant de la représentation la plus primitive de l’Idée Soleil, incluant tous les attributs de l’astre sous la forme la plus simple d’un disque vide, nous avons poursuivi les principales transformations que subit ce signe jusqu’à devenir l’œil du Prana.
Nous ne voudrions pas allonger outre mesure le développement de cet exemple qui risquerait de nous entraîner très loin de notre sujet, mais il nous semble intéressant de reproduire un tableau d’ensemble des métamorphoses dans le temps que subit le signe solaire à partir du cercle initial, métamorphoses qui constituent une des plus grandes difficultés auxquelles se heurte celui qui veut expliquer un signe évolué, sans avoir scruté les avatars par lesquels il est passé et fait les recoupements nécessaires pour son identification certaine.
Ce tableau (bas de l’article) met en lumière certains indices permettant la restitution des lois de transformation. Tout d’abord, chose importante, il est un témoin indiscutable de l’universalité de la langue sacrée, et le fait que cette écriture a survécu pour les initiés, même au temps où des idiomes alphabétiques et syllabiques se sont constitués en vue des besoins d’échanges de la vie courante, montre son importance exceptionnelle pour la compréhension des connaissances et des spéculations anciennes. Ces signes sont écrits sur les monuments les plus divers et proviennent d’un même point de départ commun à toutes les races humaines.
Il nous montre ensuite que très souvent le même signe d’origine ronde, peut se traduire par sa mise « au carré ». Ce fait s’explique par une simplification dans le tracé que des raisons techniques avaient rendue nécessaire et qui se justifiait par l’emploi de « clous » comme instruments de gravure sur certains matériaux présentant des difficultés de travail dues à leur texture.
On remarque également que beaucoup de signes incorporent l’élément serpent adopté plus tard par les Grecs, avec une signification identique, sous l’effigie de l’Ouroboros « En to pan » « Un le Tout ». Le Serpent, dans l’ancienne cosmologie représente le médiateur Ciel-Terre, le trait d’union qui, se raidissant, donnera naissance au pilier cosmique (verge d’Aron) et à son avatar ; la Colonne. Voyez cette peinture (2) extraite du rituel funéraire égyptien, où le serpent représente bien la colonne unissant l’âme au ciel, et aussi ce vase à libation du roi mésopotamien Goudéa, sur lequel se dresse à coté du bâton porté par le géni, véritable colonne lui-même. Cette remarque est très importante, par ce qu’elle est la clé qui permet d’accéder à l’intérieur de la colonne pour y trouver le salaire du travail de reconstitution. La colonne est un serpent déroulé, stabilisé, érigé. Les colonnes torses en seraient peut-être une autre indication. De là à glisser vers l’idée phallique, il n’y a qu’un pas, et nous verrons que sur le plan terrestre, le phallus est le succédané de l’astre générateur. Si vous observez la représentation primitive du Soleil en Chine, vous remarquerez un signe ambivalent du serpent sur le plan cosmique, traduit par un spermatozoïde sur le plan terrestre.
C’est l’avatar du Iod hébraïque que nous retrouvons dans le J de la colonne active. D’ailleurs Iod = dix qui s’écrit, dans notre numération, par l’unité affectée d’un zéro et qui se représente dans la notation hermétique par le signe ¤ justement celui du soleil et de l’or. Le soleil voile le dieu invisible, l’Unité intangible, informelle, des émanations créatrices, et cependant le rend visible, c’est-àdire qu’il le matérialise par une incorporation à l’intérieur d’une forme prototypique de « l’enveloppe de l’Univers », le serpent qui se mord la queue, le cercle vide par lui-même, le zéro restant RIEN, tant qu’il n’est pas fécondé par le point. L’Arithmologie donne à cet ensemble, non pas la valeur, mais l’Idée du dénaire, sortant de la trine-Unité, car :1+2+3+4= 
tout initié reconnaîtra dans la représentation chaldéenne, les outils qui figurent sur l’Autel des Serments, la réunion de l’Equerre et du Compas est encore une forme solaire.
L’œil solaire centré est la première manifestation de la Résurrection en Égypte, l’on voit l’homme mystique sortant de l’Hadès. L’œil d’Horus, c’est la Lumière créatrice de l’Univers.
(Gravures du Soleil)
La diversité des signes démontre d’autre part l’extrême plasticité de ces figures et l’on conçoit comment un point, un cercle, une ligne, un angle, une boule, un temple même pouvaient être réduit par uns série de similitude, telles que : un œil, une épée, une flèche, une fleur, un serpent dressé etc. Ce qui nous fera dire qu’un symbole, un signe, ne peuvent être interprétés arbitrairement, ainsi que nous l’entendons souvent soutenu en nos réunions. On interprète un symbole selon sa perception.
Non, un nombre indéterminé d’interprétations n’est licite qu’à la condition absolue de s’intégrer dans l’ensemble d’un système formé par les autres symboles. En études linguistiques, on appelle cela le contexte.
Ce sont les similitudes qui, peu à peu codifiées à la suite de multiples confrontations, ont établi la grande loi d’analogies laquelle est la base essentielle de la science du symbolisme. Mais la restitution des infinies correspondances et des universelles harmoniques exige l’étude approfondi de toutes les sciences que nous appelons « occultes », parce qu’elles ne se dévoilent pas d’elles-mêmes, c’est la Tradition, d’où émanent la Cabbale et son application le tarot, c’est l’Arithmosophie ou sciences des Nombres considérés en leur essence, c’est l’Hermétisme qui est le coté le plus subtil de la philosophie, avec ses champs d’action : l’Astrologie et l’Alchimie, c’est la Magie enfin qui est l’étude des forces naturelles et de leur utilisation évolutive, et donne naissance à toutes les formes du symbolisme Un, sous l’aspect religieux, initiatique, héraldique, chevaleresque, scientifique, voire militaire et tant d’autres…
Ainsi qu’ou le voit, le symbolisme tout en étant unique en ses racines, fleurit sur toutes les branches de l’Arbre traditionnel de la connaissance. Les religions ont compris que la dynamisation du symbolisme était utile comme moyen d’action ; c’est la raison pour laquelle elles ne dévoilent pas les arcanes symboliques dans leur fond, et que tous les initiés les tiennent à couverts. Il est important de dévoilé, mais aussi de revoiler ce qui doit être laissé à la méditation des initiés pour leur constante recherche d’une initiation toujours plus haute.
Nous rapprocherons un texte puisé dans un organe catholique uniquement réservé aux membres du clergé : « l’opération symbolique n’est pas qu’une figure littérale ou gestuelle, recouvrant du dehors, par un artifice imaginatif, une réalité cachée, c’est le moyen propre d’exprimer cultuellement une réalité mystérieuse, grâce au dénivellement existant entre deux réalités, dont l’une est apte de quelque manière à représenter l’autre » fin de citation.
« Dans l’Orient, dit de Brière (essai sur le symbolisme antique, Paris 1847), le symbolisme religieux n’était pas seulement l’expression d’une idée, c’était une cause active, une puissance qui, suivant l’intention de celui qui la mettait en usage, effectuait ou détruisait la chose qui représentait, dans le temps présent, ou dans le temps plus ou moins éloigné ».
« Ainsi dans l’Orient, figurer un symbole de victoire (Nikay : anagramme grec de Jackin) c’était produire la victoire, un symbole de puissance donnait effectivement la puissance à celui qui le portait et l’ôtait à celui contre lequel il était dirigé ». Les sceptres royaux confèrent, par leur symbolisme même, la puissance, qui disparait en même temps que le sceptre.
Tout cela avait lieu en vertu des grands principes du lien universel, de l’imitation, de l’efficacité, principes qui sont l’âme même de tous les cultes.
De même, la vertu magique de certaines paroles, celle des noms entre autre, fut toujours reconnue : le Nom de Sabaoth, celui d’Adonaï, le Tétragramme qui figure sur le delta du sautoir du vénérable (dont certains n’ont pas conscience de la puissance recelée par la trine unité en quatre) ces véritables pentacles n’ont pas été composés à la légère, mais ils appartiennent à une théologie mystérieuse qui se rapporte au Créateur, de là vient la vertu de ces noms quand o les arrange et qu’on les prononce selon les rythmes et les rites. On peut classer dans cette catégorie tous les mots sacrés en usage dans tous les degrés maçonniques et initiations traditionnelles.
A quoi bon tous les mots, que l’on doit prononcer que d’une certaine manière, d’en connaître le sens secret, l’orthographe cabalistique et la façon de les prononcer, mais chez nous, on se borne à un sens de dictionnaire, on n’en connaît pas l’orthographe mystérieuse, et du fait que ce sont TOUS des mots hébraïques, on n’a même pas l’idée d’en rechercher la prononciation correcte, ainsi perdent-ils toute leur puissance. « Je ne sais ni lire, ni écrire… » C’est malheureusement trop vrai.
Virgile ne dit-il pas dans le huitième Eglogue « on fait avec des mots, tomber la lune en terre ».
Rappelons que la croyance dans la vie des inscriptions sacrées n’a jamais cessé. L’usage musulman d’écrire le nom de Mahomet verticalement pour former l’image de l’Homme, le chrisme, l’alpha et l’oméga, le sigle INRI, qui reste hermétique même à la plupart de ceux qui l’interprètent justement dans un sens hermétique, le mot Hiram, le nom Jakin, Bôz, ne sont pas inférieurs en puissance, et l’on comprend facilement que la force d’action et de vie soit encore accrue par ces figures lorsqu’elles résident dans le Temple, comme par exemple nos deux colonnes, imitées et transposées de celui de Salomon, avec toute leur force représentative.
Nous avons vu tout au long de cet article que la langue sacrée dévoile pour les initiés les lois divines. Nous devons les comprendre dans le sens étymologique du terme soit « prendre en soi ». Nous sommes donc des Théocrates, car nous avons travaillés à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers la plus grande partie de notre vie. Nous devons faire prendre conscience à nos frères en Humanité celles-ci, répandre dans la cité « la Paix – Amour et Joie » de la fin du rituel du 1er degré du REAA, comme tous les utopistes qui nous ont précédés. Nous sommes des pontifex, des bâtisseurs de ponts conduisant un monde futur.
Puisque l’Éternel est le principe de tout être, tout part de lui et tout revient à lui. Le droit divin embrasse tout l’ordre créé, et de lui découlent toutes les autres lois : les lois naturelles et les lois humaines.
Toutes les armées célestes et divines glorifient la Loi d’Amour, qui régit l’ensemble de l’univers et dont le but est la félicité de tous les êtres. L’harmonie est le signe évident de cette loi divine.

                                                                                                                               ANTOINE DURAND

 

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