L’EVEIL C VEIL ET AINSI RÊVE

Planche de correspondant      Bonjour les Zamiss

Cc…Il peut demeurer relativement aisé pour tout individu un chouïa avertit, de savoir ainsi acquiescer le fait que tout phénomène semble fonctionner de par lui-même, lorsque l’esprit est ainsi libéré!

Le fait de considérer les choses et phénomènes au premier degré de la réalité permet de les analyser selon leurs propriétés physiques, voir chimiques qui sont constantes (la chimie peut formuler des quantités de réactions au domaine avec précision à la fois quantitative et qualitative certes alors que l’Alchimie, telle discipline autrement abordée, en joue de son trône les analogies, les métaphores ….en rapport avec la transmutation, et cette direction centrale vers une atteinte espérée même sous diverses formes, qu’est le grand œuvre ou la réalisation de la pierre philosophale) quoique de savoir également admettre cette loi fondamentale voulant que dès l’intervention de la pensée, ces propriétés changent.

Car l’harmonie dans et des formes traduit une authentique sagesse (dans cette approche aussi de la Sofia se conformant davantage à une éthique, une prudence, la justice et le discernement comme de le savoir également, mais pas que…) de la pensée ; sagesse qui en signifie plutôt l’action de solidariser et associer notre petit d’Homme avec Dame nature, sans la moindre contrainte d’un côté comme de l’autre.

Nous venons de l’effleurer, ces propriétés changent dès lors ce genre d’intervention. L’énergie-pensée ou l’énergie – conscience organise ainsi un champs vibratoire qui opère tout comme l’Alchimie, au sens où il y a une cristallisation, faisant naître des propriétés subtiles et propres à ce même champs vibratoire.

Well, et de déceler des modifications d’états, des métamorphoses en perceptions énergétiques, de transmutations en propriétés physiques, psychologiques et chimiques….

En outre, il en est de l’air que nous respirons de révéler son principe igné, son énergie assimilable au feu….le prâna (principe vital du souffle et de sa manifestation), comme d’ajouter à ce phénomène de la respiration, une focalisation particulière de l’esprit qui en potentialiserait de manière plus profonde et intense les molécules de l’air, lui conférant de ce fait une qualité hors norme.

Le  »pneu ma » chrétien est quelque peu similaire ainsi que la Kundalini, énergie vitale (serpent feu) pouvant monter ou descendre, manifester le chaos, voir se spiritualiser).

 »L’art et rien que l’art, nous avons l’art pour ne point mourir de la vérité » aurait sifflé Friedrich Nietzsche (Philosophe 1844-1900, dressant davantage l’affirmation de l’être, et jouant la critique au Christianisme par sa célèbre affirmation que  »Dieu est mort ».)

Il en est de cette raison d’être via ce que l’on sous-entend en ce concept d »Art » et qui n’en demeure qu’une formule parmi d’autres afin d’étriller au mieux votre esprit.

Au début de la Vie, Vous ne savez rien et nulle question ne vient encombrer ce cerveau, quand le cœur est à l’unisson et lorsque habité par la vibration des choses vraies,  la nature étant le véritable miroir (Spéculum, amenant en jet la  »spéculation » via cette origine lointaine d’observer le ciel et les étoiles (Sidus)).

Symbole du symbolisme et pouvant exprimer la terreur de la conne -essence que l’on a du Soi, il se caractérise quelquefois par le paon (coté ténébreux de l’âme)…tel ce qu’Attar aurait dit que le corps est dans l’obscurité comme le dos du miroir, alors que l’âme est son côté clair !

Par ailleurs et en vertu de la théorie du microcosme et son grand frère, l’homme et l’Unis vers demeurent dans la position respective de deux miroirs, au même titre à la compréhension, qui sait, ayant fait dire à notre Ibn’Arabi que les essences individuelles se reflètent dans le Divin, et ce dernier en elles.

O miroir !

Eau froide par l’ennui dans ton cadre gelée

Que de fois et, pendant des heures, désolée,

Des songes et cherchant mes souvenirs qui sont

Comme des feuilles sous ta glace au trou profond,

Je m’apparus en toi, comme une ombre lointaine,

Mais, horreur ! des soirs dans la sévère fontaine,

J’ai de mon rêve épars connu la nudité ! (Hérodiade).

Et d’un chouia plus s’attarder à nouveau peut être, sur ce rapport avec la tradition nippone de la vérité et de la pureté, comme dès lors Nichiren qui compare de son côté, le miroir du Dharma bouddhique, via cet affichage aux causes des actions passées ou autres symboles de la sagesse et connaissance (la poussière déposée et couvrant ladite surface, étant cet esprit obscurci par Dame ignorance).

Par la suite, les pensées surgissent et constituent des entraves et achoppements de toutes sortes, rendant les choses de plus en plus difficiles à l’accomplissement souhaité.

Aussi, une certaine aisance dans une maîtrise technique, ne survient que lorsque le contenu d’étude quitte cet esprit vôtre entièrement et de manière définitive…il en est dès lors d’un détachement réel (science sans conscience ne serait que ruine de l’âme voulant que la science ou l’Art se soumette à la moralité pour s’écarter et éviter les dérives).

La nature est ainsi le vrai miroir l’eau claire étant aussi bien celui de la Femme séductrice et élégante que celui du Ciel…comme également ce qui polit l’Homme en le renvoyant à sa virginité des origines…déclarant l’éternel retour à la source du grand Tout de la clarté intérieure.

En outre Dame Gaïa est constamment surprise, créatrice et spontanée dans son fonctionnement qui ondule  lui, vers une constante asymétrie des choses, telle une balance d’horloger sur laquelle sont posés l’ordre et le désordre dans un juste et délicat équilibre.

Car de savoir admettre, que toutes choses possèdent en elle, un sens, avec un point de référence, un point de départ…accusant un degré premier de la réalité.

Rappelez-vous que ce point état limite et abstraction de volume demeure ce principe malgré tout de l’émanation désignant en outre la puissance et la fin de toutes choses. Dans les doctrines hindoues et tibétaines, le point (bindu) est également la goutte d’eau, le germe de la manifestation….

Mais ce central, qu’il en soit un rocher, un arbre, une source,…est également un point autour duquel un jeu de corrélations s’agence et s’organise en s’intégrant dans un autre Univers (un jardin, un Temple,…)et liant toutes ces vibrations les unes aux autres.

Ainsi donc et pour en résumer le ci-dessus, une pierre, n’est point un objet quelconque dès lors que davantage un lieu de localisation, et en lequel se renferme nombre de choses…..comme avec lequel également l’Homme peut se découvrir en profondeur en s’y alliant.

Par cette conception des choses, l’Homme reste perpétuellement nourrit par la nature non exclusivement d’une manière contemplative que plutôt par une harmonisation dans une réciproque communion.

Se conformer au réel et sans même en être conscient amènera la formule dite magique à l’avancée sur le chemin de la juste pratique.

Il est d’usage, dans de nombreuses structures initiatiques(de Téleutaî : faire mourir, et cette approche en franchissement de porte s’ouvrant sur un ailleurs et donc à la sortie succède ainsi une nouvelle entrée; une métamorphose quelque peu comparable à un retour au fœtus) Occidentales et Orientales, de remarquer les novices qui suivent de manière quasi amblyope les formes et les rites académiques ou dits classiques…

Dans ce cadre, il est d’importance de conserver à l’esprit cette association au Soi, du principe eau (source de vie, moyen de purification et centre de régénérescence essentiellement) du principe terre(principe passif et substance universelle qui façonne l’Om vierge et matrice concevante), feu(purification et régénérescence..) et vent (souffle et esprit, influx d’origine céleste)..d’en assimiler au mieux la substance et l’essence de ces dites énergies, pour en couronner le tout par l’ultime quintessence qui est le principe Vide.

Pour ce faire au mieux, il faut non pas apprendre d’une manière purement pédagogique, mais en ressentir le comment ces cinq principes sont présents et comment via une pratique juste, ils en font apparaître l’énergie souhaitée et posée juste.

L’objectif capital et indispensable à cette forme de pratique vise produire chez le disciple une perception instinctive de l’engagement en son Art, évitant la rationalisation et la projection de toute idée subjective sur le geste lui-même.

Ne pas produire un élève robot voir un simple automate en fournissant les assises solides qui lui permettront de faire jaillir la perception non ordinaire est le but escompté de ce genre d’activité.

Ainsi donc, l’objectif ultime de ce que l’on nomme spontanéité et liberté, bien loin d’être poursuivit de sorte arbitraire, s’écoule davantage vers une harmonie avec un schéma graduel dûment éprouvé depuis les temps les plus anciens.

On pourrait aisément résumer le tout ceci, en disant qu’il coexiste ainsi donc deux aspects sur la pratique : un posé sur le principe et un autre sur la pratique (lab – oratoire)!

Le premier est équivalent à ce qui a été décrit auparavant, et qui reviendrait à dire, qu’au moment de la maîtrise atteinte, il n’y a dès lors plus rien à affronter.

Mais, à savoir également  que le refus quant à l’action nous montrera dans l’incapacité à faire quoi que ce soit.

Généralement, on attribue à ce terme de  »principe », la notion de  »théorie »,…laquelle se révèle terriblement inefficace sans application d’ordre pratique, mais que force est également de reconnaître que chaque discipline est touchée par le phénomène blablas, sans quelconque forme pratique.

Mais il est important de demeurer avec cette conscience que l’esprit doit ainsi adopter la même position dans la pratique de notre Art discipline,… que dans le quotidien de l’actuel, nous murmurant docilement que le microcosme d’un Dojo, d’une loge,…se retrouvant dans le macrocosme de la réalité au dehors.

Il doit donc rester inchangé, coûte que coûte, d’ailleurs il lui en sera impossible de changer, le miroir s’alignant horizontalement et renvoyant les deux mondes.

Conserver un esprit aussi vaste que possible, direct, sans relâchement, faiblesse ou tension,…est le cap à savoir absolument tenir.

Aussi, lorsque ce corps semble pour sa part demeurer tranquille comme un canard sur l’eau, l’esprit,  Lui, ne doit pas végéter, mais être comme telles ces pattes qui palment énergiquement sous la surface.

Inversement, l’esprit sera calme quand le corps, Lui, sera agité. Le corps et l’esprit agissent donc en autonomie totale l’un ne suivant l’autre…dans cette approche tout au moins.

Il est bon de prêter attention à l’esprit, sans excès ni insuffisance quelconque, mais de savoir le rendre également indécelable.

Vaste et sans nuage, il en donnera alors de l’amplitude à cet intellect, qu’il se faudra polir au mieux par la suite.

On pourra donc ainsi qualifier, d’essence authentique, cet esprit imprégné capable de discerner le vrai du faux, le bien du mal, les pièges et faiblesses du monde,….

L’Art véritable ou de la pierre philosophale, se révèle bien différent des autres formules de sagesse….car il insiste sur cette capacité à conserver un esprit immobile.

Les Sages de l’antiquité cherchaient en permanence à apprendre les secrets de la connaissance au Soi, mais également à savoir réagir avec efficacité ,label de garantie en ces époques pour les moins troublées la plupart du temps.

Libéré de tout doute, crainte ou autres formes d’hésitations. Ils souhaitaient perce – voir l’essence des phénomènes, délivrée de son influence extérieure, le nec le plus ultra restant de saisir ces choses avant leur apparition ou manifestation et donc de devenir quelque part,…un peu maître du destin.

Stratèges ou Sages, ils se servaient de cette faculté pour prévoir comment allait évoluer l’adversité ou la contrariété.

Car il suffit dès lors, de supprimer les afflictions pour savoir détecter les intentions.

En effet non dissipées, celles-ci seront amenées à distraire et mèneront vers l’échec.

Telles maladies de l’esprit, elles se fixent alors sur l’un ou l’autre point.

Il faut donc essentiellement voir avec le cœur (de par sa position centrale, les Chinois le font correspondre à la Terre ; mais par sa nature, car il est le soleil et lui attribuent également l’élément feu, d’où certaines confusions bien légitimes) et l’esprit, de sorte que Vos yeux soient à même de saisir le monde.

La vue par les yeux viendra donc après celle du cœur et de l’esprit !

Car on se peut ainsi définir la maladie spirituelle par un étalage déplacé de connaissances, un état de fixation dans son quant-à-soi, une obsession…Aussi, puisque toutes ces maladies résident dans l’esprit, il convient donc de les supprimer en l’accordant.

L’esprit immobile, délivré de tout changement et bouleversement,…ne se figeant sur rien, permet donc de voir ou sentir les choses d’un seul coup d’œil.

Quoique parfois, cet esprit soit forcé de réagir dans plusieurs directions à la fois, si l’on ne le laisse pas se fixer sur chacune d’elles, il en restera dans l’action la plus juste qui soit.

Si l’on ne fixe qu’une fleur de cerisier, on ne pourra voir les autres…Inversement, si l’on en regarde l’arbre sans aucune intention précise, alors toute la splendeur s’offre à la vue, pensez-y avant de ne plus y penser…Merciiiiii !

Marco Hyotte·Vendredi 20 07 2018

 

Ce contenu a été publié dans PLANCHES. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.